Mais où est donc Ornicar ?

Lundi matin, à Palaiseau.  Ana Aniela, Ion, Ricardo… ont été jetés à la rue

200 hommes sévèrement équipés, des dizaines de fonctionnaires et auxiliaires zélés et cravatés, un solide chef venant de la préfecture parlant fort et avec des réponses simples aux questions des quelques soutiens aux familles. A la demande générale de rester avec les amis que ces occupants sont devenus, il est juste accordé « 2 personnes pour accompagner l’expulsion, mais les autres partent attendre dehors, pour leur sécurité ». Ben oui, quand le bulldozer arrive, c’est dangereux…

Dehors, ce sont des pimpantes barrières vertes qui canalisent ce qui reste des familles, vers des charmant(e)s hôte(sses)  qui leur proposent de démembrer les familles, avec des hébergements à la semaine, de Genevilliers à Tigery …

Ce matin, il y avait beaucoup trop de moyens déployés. L’argent dépensé à cette occasion, aurait sûrement été plus utile pour aider à louer un terrain, aider à garder les familles ensemble … Mais voilà, les ordres … vous comprenez (non !) … il fallait vite expulser (pendant que les municipalités voisines sont en accord ?), ne pas attendre la fin de l’année scolaire … ???

Et pendant ce temps … on expulse aussi aux Ulis (terrain du Gard, côté Chaufferie). Une urgence encore, puisque les travaux de construction de logement sont prévus … pour plus tard ?

Sûrement,  le préfet chantonne le matin en se rasant :

Mais ou est donc Ornicar, Vladimir et Ismahil
Pour Kamel et Boubacar quelle horreur est il…

(Agnès Bihl, 2008)

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